Coupe de France : le FC Nantes Féminines tombe aux portes des demies face à Strasbourg (0-1)
Pas de miracle à Marcel Saupin. Malgré 56% de possession et une deuxième période passée dans le camp strasbourgeois, le FC Nantes Féminines s'est incliné 0-1 face au RC Strasbourg ce dimanche après-midi en quart de finale de Coupe de France. Une élimination qui fait mal, trois jours seulement après la victoire convaincante contre Fleury en championnat (2-0). Le rêve des demies s'arrête là.
Konan douche Saupin dès la 23e minute
Le début de match laissait pourtant entrevoir un scénario favorable. Les Nantaises, dans leur 3-5-2 habituel, prenaient le jeu à leur compte. Mais Strasbourg, pour sa première apparition à ce stade de la compétition, n'était pas venu en victime. Sur l'une de ses premières incursions, Inès Konan, déjà auteure de six buts en championnat cette saison, trouvait l'ouverture d'une frappe que Burns ne pouvait repousser (0-1, 23'). Un coup de froid sur Saupin.
Le reste de la première période tournait à la frustration pour les coéquipières de Mossard et van de Ven. La possession restait nantaise, les occasions aussi, mais le bloc bas strasbourgeois tenait bon. Seul fait de jeu notable côté cartons : un avertissement pour Khelifi à la 37e. À la pause, le constat était simple : il manquait la justesse dans les trente derniers mètres.
Une deuxième période de siège sans récompense
La cavalerie était lancée dès la 54e avec l'entrée de Bethi à la place de Mossard. Le tempo montait d'un cran. Puis à la 67e, double changement : Lucie Calba et Saoud remplaçaient respectivement Khelifi et Fleury. Calba, meilleure buteuse nantaise avec neuf réalisations en championnat, apportait du poids offensif.
Strasbourg reculait, subissait, mais encaissait les coups sans rompre. Les cartons jaunes s'accumulaient côté alsacien (Pinto à la 55e, Enge à la 65e, Chaney à la 70e), preuve d'une défense sous pression qui n'hésitait pas à couper les actions au prix de fautes. Wahl, dans les buts strasbourgeois, se montrait décisive sur les trois tirs cadrés nantais.
Les entrées de Crnogorčević (64'), puis de Bonet et Hoeltzel (78') permettaient au Racing de souffler et de grappiller quelques minutes. Le dernier changement nantais, Rabanne pour van de Ven à la 85e, ne changeait rien au scénario. L'arbitre Morgane Chignard sifflait la fin d'un match que Nantes aura dominé dans les statistiques, mais pas au tableau d'affichage : dix tirs, seulement trois cadrés. Trop peu pour espérer.
Une élimination qui laisse des regrets, mais pas que
Cette sortie de route en Coupe de France fait grincer des dents. Nantes, deuxième d'Arkema Première Ligue avec 33 points, pouvait légitimement viser le dernier carré. Face à un adversaire classé 7e, le scénario était jouable, et les Canaries le savent. Le manque de réalisme offensif coûte cher dans ce genre de rendez-vous à élimination directe.
Reste que la saison est loin d'être terminée. Le championnat reprend dès le 22 mars avec un déplacement à Strasbourg pour le match retour. L'occasion de retrouver cet adversaire avec, cette fois, la possibilité de corriger le tir. En attendant, les Nantaises devront digérer cette désillusion rapidement : avec dix victoires en dix-sept journées, la course au podium reste le grand objectif de cette fin de saison.
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