FC Nantes 2-3 Strasbourg : la première d'Halilhodzic vire au cauchemar dans les dernières minutes
FC Nantes 2-3 Strasbourg : la première d'Halilhodzic vire au cauchemar dans les dernières minutes
Deux fois devant au score, le FC Nantes s'est écroulé en fin de match face à Strasbourg (2-3). Panichelli, entré en jeu, a tout renversé. La mission maintien de Vahid Halilhodzic démarre dans la douleur.
Dimanche soir, la Beaujoire voulait y croire. Dehmaine Tabibou avait ouvert le score dès la 6e minute, Matthis Abline avait redonné l'avantage en seconde période, et pourtant le FC Nantes a fini par s'incliner 2-3 face au RC Strasbourg, en clôture de la 27e journée de Ligue 1. Pour la première de Vahid Halilhodzic sur le banc de la Beaujoire, le scénario a été cruel.
Un premier acte prometteur
Nantes attaque fort. Tabibou, décalé côté droit, ouvre le score d'entrée (6e). Le stade s'enflamme, Halilhodzic serre le poing. Les Canaris tiennent leur avantage pendant près de 40 minutes, solides dans le pressing, agressifs dans les duels. Mais juste avant la pause, Maxi Oyedele profite d'un relâchement coupable pour égaliser dans le temps additionnel (45'+3'). Un but qui refroidit tout le monde.
Au retour des vestiaires, Abline relance la machine. Sa chevauchée, ballon au pied, conclue d'une frappe sèche, redonne l'avantage aux Nantais (56'). La Beaujoire pousse, les occasions se multiplient. Ganago touche le poteau à la 81e minute, de quoi alimenter les regrets qui vont suivre.
Panichelli, le bourreau venu du banc
C'est là que tout bascule. Entré en jeu, Panichelli ramène Strasbourg à hauteur d'une frappe à bout portant (77'). Le stade accuse le coup. Les Nantais tentent de réagir, mais le ballon ne veut pas rentrer. Et au bout du temps additionnel (90'+2'), sur un cafouillage dans la surface, c'est encore Panichelli qui surgit pour offrir la victoire aux Alsaciens. « On ne peut pas laisser Panichelli tout seul dans les sept derniers mètres », lâchera Anthony Lopes, lucide.
Johann Lepenant, au micro d'Ouest-France, résumait l'état d'esprit du vestiaire : « On ne sait pas trop quoi se dire. » Moussa Ganago, lui, pointait le paradoxe : « C'est très dur de perdre ce match vu son contenu. »
Un maintien qui s'éloigne
Au classement, la situation ne s'arrange pas. Nantes reste 17e avec 17 points en 27 journées, d'autant qu'Auxerre avait gagné la veille. L'écart avec le barragiste ne se réduit pas, et les matchs défilent.
Vahid Halilhodzic, nommé il y a deux semaines pour sauver le club qu'il avait déjà maintenu en 2008, a tenté de relativiser : « Ce n'est pas encore fini. » Reste que la marge de manœuvre se réduit à chaque journée. La Brigade Loire, qui avait sorti les banderoles contre la direction, ne dira pas le contraire.
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